Les RSG membres de la CSN choquées par les offres du ministère de la Famille

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NEW RICHMOND - Des parents et des enfants se sont joints à plus de 150 responsables en service de garde éducatif en milieu familial (RSG) de la région, au Parc de la Pointe Taylor à New Richmond samedi dernier pour dénoncer les offres déposées par le ministère de la Famille le 18 septembre dernier.

Cette action s'inscrivait dans un plan national de visibilité pour sensibiliser les parents et la population de différentes régions du Québec à la situation des RSG. L'ensemble des 2000 RSG membres de la CSN seront convoquées en assemblée extraordinaire pour décider d'autres moyens d'action à déployer.

Dans un communiqué émis ce lundi, les RSG de la région de la Gaspésie, membres de la CSN, disent trouver "complètement ridicules et choquantes les offres pécuniaires déposées par le ministère".  

Selon le syndicat, les offres salariales du gouvernement sont à mille lieues des demandes initiales des RSG déposées le 12 juin dernier. Ainsi, le ministère propose 0,5 % d'augmentation annuelle du 1er avril 2014 au 31 mars 2015, sans rétroactivité couvrant la fin de l'entente, le 1er décembre 2013. Le ministère offre donc un total de 0,14 $ par jour par enfant, soit un maximum annuel de 296 $ pour 16 mois, alors que le syndicat demande la même hausse versée aux employé-es des secteurs publics et parapublics pour les années 2014 et 2015, soit 3 %. L'offre comporte une hausse d'à peine 0,5 % au chapitre de la parité du nombre de congés payés en vigueur chez les éducatrices en CPE. Les RSG demandent un rattrapage d'environ 5 %.
 
Pour France Coulombe, présidente du Syndicat des RSG de la MRC de Bonaventure - CSN, « Avec les offres monétaires déposée par le ministère de la Famille, nos membres vont s'appauvrir inévitablement. Que la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, ait mandaté ses représentants pour nous présenter ce dépôt nous confirme le profond mépris de son ministère et de son gouvernement à l'égard de celles qui accueillent, éduquent, nourrissent et cajolent plus de 92 000 enfants fréquentant les services de garde en milieu familial. Pour Aline Sérandour, Présidente du Syndicat des RSG de la MRC d’Avignon - CSN, « La ministre ne nous respecte tout simplement pas. L'action de samedi dernier vise à l'interpeller pour qu'elle et son gouvernement prennent au sérieux nos demandes », de poursuivre madame Sérandour.
 
Les RSG déplorent aussi qu'aucune hausse n'est prévue concernant la part de la subvention spécifique pour les poupons et les enfants aux prises avec des handicaps. Aucune indexation pour parer à l'augmentation des coûts des protections sociales comme la CSST, le Régime québécois d'assurance parentale, le Régime des rentes du Québec, le régime complémentaire de retraite, les assurances, etc., alors que les RSG demandent environ 1 %. Pas d'indexation non plus pour compenser les coûts du service de la garde familiale, notamment l'électricité, le gaz, l'alimentation, les assurances, les frais d'entretien et ceux liés à l'accomplissement de leur mission.
 
Le syndicat rappelle que les négociations pour le renouvellement de l'entente collective des RSG, membres de la CSN, se sont amorcées le 19 octobre 2013, près de deux mois précédant l'échéance de première entente, le 30 novembre. Jusqu'ici, une trentaine de rencontres ont permis de régler l'ensemble des matières excepté celles d'ordre pécuniaire.

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